24H - Edition 2010 - Présentation du Projet Hopital MANOHARPUR (INDE).
Aménagement d’une salle d’accouchement et d’une salle d’opération.
Le projet est centré sur l’hôpital de Manoharpur.
C’est un hôpital de la région de Jaipur qui tombait en ruines et ne disposait d’aucun équipement.
Monaharpur compte 70.000 habitants dont 10.000 pauvres, et l’hôpital reçoit environ 12.000 consultations de pauvres chaque année. L’argent collecté par le projet a déjà permis d’acheter pour 3.000 euros de médicaments, soit le nécessaire pour soigner les nécessiteux durant un an.
La suite du projet est l’aménagement d’une salle d’accouchement et d’une salle d’opération.
Infos Complémentaires : Site Internet : http://humanitaire-inde.skyrock.com
Article de presse et Lien Internet :
05 Mars 2010 - Repas à Tournai (Sud Presse)
Projets clôturés depuis MAI 2008 :
* Aide apportée à 4 petites écoles primaire de la banlieue de Jaipur (enfant de 2 à 5 ans) :
Cette aide consistait en achats sur place de matériel scolaire et de tapis de sol.
Divers achats ont été effectués chez les commerçants locaux :
Uniformes , Tableaux noirs , Craies , Cahiers, Livres d’alphabet , Livres langue hindi , Tables de comptage , ...
Chaque école est organisée dans UNE pièce exigüe (2,00m x 2,50 m) où s’entassent 40 enfants.
* Aide apportée à l’école primaire et secondaire d’Ajabgarh Hari ka Bas dans la banlieue de Jaipur (200 enfants de 6 à 14 ans) :
L’école est isolée et située dans une zone semi-desertique.
Cinq professeurs (2 femmes et 3 hommes) y assurent les cours.
Outre des crayons, bics et lattes, divers achats ont été effectués chez les commerçants locaux en fonction des besoins exprimés par le directeur de l’école, Mr Kailash :
Uniformas , Grammaires anglaises , Grammaires hindi , Grammaire sanskrit , Cahiers , ...
Jeux : Ballons de foot , Jeux de criquet , Battes de base ball , ...
* Réalisation d’un puits de forage :
Un forage à 818 pieds (250 m) pour atteindre la nappe phréatique (dans le sable puis la roche) a permis la mise à disposition d’un point d’eau.
Achat du câble, démarreur + pièces, gros et petits tuyaux, pompe submersible et moteur.
* Aide apportée à l’hôpital du village de Manoharpur dans la banlieue de Jaipur :
Trois médecins, une gynécologue et un chirurgien constituent l’équipe médicale.
Ce village compte 70.000 habitants dont 10.000 (1.700 familles) sont en dessous du seuil de la pauvreté (c-à-d ayant un revenu inférieur à 1$ par jour pour une famille de +/- 6 personnes et n’ayant comme vêtements que ceux qu’ils portent).
En présentant la carte qui signale "leur statut", ceux-ci reçoivent les consultations et les médicaments gratuitement (quand il y en a).
Au 31 octobre l’hôpital comptabilisait pour l’année 2008 : 35.453 consultations dont 9.785 des familles pauvres.
Outre le pèse-bébé, la chaise roulante et le petit matériel apporté de Belgique, 3.305 € de médicaments ont été achetés chez les grossistes locaux (principalement des antibiotiques).
Deux avocats contrôlent et garantissent que chaque médicament n’est donné qu’aux familles possédant la carte et cet achat pourvoira à 1 an de leur besoin médicamenteux.
24H - 31° Edition - Année 2009
24H - Edition 2009 - Présentation du Projet LEMDINT-TAGOUDICHT
Lemdint : Aménagement d’une piste carrossable à travers la montagne.
Aujourd’hui, le village n’est relié que par un sentier.
Les villageois sont prêts à s’investir et à déplacer la montagne au sens propre comme au figuré pour relier leur village au monde. Cependant, le travail ne suffit pas, il faut des outils, des matériaux de construction, … Les travaux ont débuté, 12 personnes y travaillent actuellement.
(Cliquer sur la photo pour l’agrandir)
Tagoudicht : Forage d’un puits pour l’irrigation des terres
Il y a quelques années, plus de mille arbres ont été plantés à Tagoudicht et irrigués avec le système "goutte à goutte». Les habitants du village s’étaient mobilisés.
Le projet d’irrigation a été réalisé à partir d’un puits initialement creusé pour subvenir aux besoins du village en eau potable. Cependant, la capacité de ce puits devient insuffisante surtout en été (sécheresse ces dernières années) ce qui évidemment met en péril tout le projet et empêche toute possibilité d’extension. Nous avons alors décidé de procéder au forage d’un autre puits dont l’usage sera exclusivement consacré à l’irrigation.
(Cliquer sur la photo pour l’agrandir)
Le Petit Atlas est une association créée par deux frères, Allal et Momo, originaire de Tagoudicht, village blotti dans la chaîne de l’Anti-Atlas - encore appelée le Petit Atlas - au sud du Maroc. Ils vivent tous deux en Belgique depuis plus de 30 ans, le premier à Bruxelles et le second à Mouscron.
Tagoudicht se trouve à 40 km de Tazenakht, à 120 km de Ouarzazate et à 500 km de Casablanca, principale ville économique du pays. Le village se situe dans une dépression formant un plateau (le plateau de Zenaga) entouré de sommets culminant à 2000 m. Le climat sec et continental se caractérise par des variations importantes de température allant de –5° en décembre à 35° en juillet et une pluviométrie irrégulière. Il s’ensuit une absence de toute végétation herbacée hors des cultures irriguées : aucun arbre, aucun buisson sur les espaces non cultivés. Des sécheresses répétitives ont complètement transformé le paysage en moins de trente ans, provoquant une diminution des surfaces de culture et de pâturage et compromettant les capacités d’autosuffisance de population locale. « Quand nous avions 20 ans, expliquent Allal et Momo, la plaine devant le village était verte, aujourd’hui, 30 ans plus tard, cette même plaine ressemble plus à un désert de cailloux… ». C’est l’illustration concrète de l’expression éculée du « désert qui avance ».
Celui-ci étant assez proche du village, de l‘autre côté de l’Anti-Atlas.
L’association Petit Atlas existe depuis de nombreuse années et a à son actif de nombreux projets menés à bien pour le développement de Tagoudicht : Construction d’une école, construction d’un foyer abritant des métiers à tisser (les femmes confectionnent des tapis, qu’elles revendent ensuite) et des ordinateurs, installation de groupes électrogènes à Tagoudicht et dans des villages voisins (projet mené conjointement avec un professeur et des élèves du Collège St Henri de Mouscron), …
Il y a quelques années, à l’occasion de son cinquantième anniversaire, Momo avait demandé à ses amis de verser de l’argent sur un compte plutôt que d’offrir un cadeau ; cet argent servirait à financer un nouveau projet : la plantation de mille arbres à Tagoudicht, irrigués par un système de « goutte-à-goutte » très économe en eau.
Depuis, plus de mille arbres ont été plantés. Les habitants du village se sont mobilisés, et devant les maisons et dans les champs, des oliviers, des amandiers, des figuiers,… procurent des fruits et de l’ombre aux villageois. Il est vrai que ce système a révolutionné la manière de travailler. Il a permis une économie d’eau impressionnante. Les paysages aux alentours du village sont devenus verdoyants. Des petits potagers voient le jour. Un retour vers les activités de la terre s’amorce inéluctablement…
Cette expérience, unique dans la région, attire beaucoup de curieux. Ils arrivent de partout pour se rendre compte du miracle du goutte-à-goutte. Les membres de l’association Al Amal à Tagoudicht ont d’ailleurs organisé des séances d’information dans différents villages de la tribu Zenaga. Les autorités locales voisines encouragent les villageois à opter pour ce système.
Le projet d’irrigation a été réalisé à partir d’un puits qui avait été initialement creusé pour subvenir aux besoins du village en eau potable. Cependant, la capacité de ce puits devient insuffisante surtout en été ces dernières années, ce qui évidemment met en péril tout le projet et limite toute possibilité d’extension. L’association Petit Atlas a alors décidé, en concertation avec les villageois, de procéder au forage d’un autre puits dont l’usage sera exclusivement consacré à l’irrigation. Voila en quoi consiste l’un des deux volets du projet phare de la 31ème édition des 24 H.
Le deuxième volet du projet soutenu par les 24 H est l’aménagement d’une piste vers le village de Lemdint, situé à quelques kilomètres de Tagoudicht. Si ce dernier se trouve sur le plateau de Zenaga, accessible en voiture par l’une des nombreuses pistes qui sillonnent le plateau, le village de Lemdint est, lui, situé dans la montagne. Il n’est accessible qu’à pied, ou à dos de mule.
Allal nous raconte : « Il y a trois ans, peut-être quatre ans d’ici, Abdallah, un maçon de Lemdint m’a raconté une histoire qu’il venait de vivre et dont il portait encore toutes fraîches les cicatrices aux épaules. Quand on arrive au col de Tizi N’twayya, on aperçoit le village ainsi que le chemin sinueux qui serpente devant, avec son nombre infini de virages ! Les épaules d’Abdallah, le maçon s’en rappellent bien : lui et quelques hommes du village ont porté une dame enceinte sur une porte tout au long de ce sentier. Hamza le miraculé a eu énormément de mal pour venir au monde. Sa maman a eu des complications qui ont failli les emporter tous les deux. Heureusement, ce combat pour la vie qu’elle a mené, soutenu par l’effort, le courage et la détermination des femmes et des hommes qui l’ont entourée, soignée, portée, elle l’a gagné. Si mes souvenirs sont bons, Hamza de Tizi, parce qu’il est né à Tizi (le col), a poussé son cri de vie tout en haut du col pour que finalement le sourire de sa mère se mélange à ses larmes. L’histoire de Hamza n’est pas isolée. Cependant il est chanceux. Dans d’autres cas, les gens n’ont pas cherché à défier Tizi et ses lacets ! Ces drames, qui heureusement commencent progressivement à être évités dans les villages de Zenaga guettent malheureusement encore Lemdint. L’isolement empêche ce très beau village et ses habitants de vivre leur époque. Que peut-on faire pour aider ces gens ? Pour désenclaver leur village ?
Le projet qu’ils défendent actuellement est d’aménager une piste à travers la montagne jusqu’au village. Abdellah le maçon, m’expliqua le tracé prévu. Il est certes titanesque, mais pas irréalisable. Les villageois sont prêts à s’investir et à déplacer la montagne au sens propre comme au figuré pour relier leur village au monde. Cependant, le travail ne suffit pas, il faut des outils, des matériaux de construction, … »
Pour le budget de la piste, les gens de Lemdint ont reçu de la commune rurale une somme de 150000 dirhams (environ 15000 euros) dont ils vont devoir rembourser 30 %. Ils font aussi appel au dons dans les villages voisins. L’association petit Atlas a versé 7000 dirhams sur le compte de l’association fin août. La piste est déjà en construction, mais il y a encore pas mal de travail… Les travaux vont reprendre après le Ramadan
Infos complémentaires : Site Internet : http://asso.alamal.free.fr
24H - 30° Edition - Année 2008
24H - Edition 2008 - Bilan du Projet "En action pour le Sénégal - Sors de ta boîte"
Le projet soutenu par les 24H en 2008 était celui de l’ASBL Action Sénégal : la construction d’un centre ouvert pour les enfants talibés de Sor-Pikine de St Louis au Sénégal.
Ce projet retenu par les organisateurs des 24H de Mouscron a permis à l’ASBL de sensibiliser un large public, de témoigner et de dénoncer les souffrances vécues par ces enfants talibés du Sénégal, où les droits humains les plus élémentaires ne sont pas respectés.
Les talibés, ce sont ces milliers d’enfants qui mendient pieds nus, la boîte de conserve à la main dans les grandes villes du Sénégal. Selon l’Unicef, il y aurait 300 000 talibés de moins de 10 ans et entre 400 000 et 700 000 enfants au total qui sont concentrés dans les grandes villes sénégalaises et qui proviennent de tous les pays d’Afrique de l’ouest.
La problématique des talibés est un phénomène dramatique qui ne désemplit pas. Cette situation désastreuse, inquiétante et choquante des enfants talibés est un réel facteur endogène de blocage pour le développement du Sénégal. Le Sénégal n’a pas de loi pour protéger les enfants talibés et de nombreux daaras (école coranique) sont créés par de faux marabouts. Ces daaras sont des abris provisoires, endroits infestés de poux, de punaises, de cafards et de rats. Les marabouts supposés, complètement dénués de scrupules, forcent les enfants à mendier toute la journée. Le nombre de talibés augmente de façon exponentielle et ce fléau n’est pas prêt de s’arrêter tant que tous ces enfants ne seront pas alphabétisés et tant qu’une loi n’interdise pas l’implantation de daaras et l’entrée d’enfants provenant des pays limitrophes du Sénégal (Gambie, Mauritanie, Mali, Guinée, etc…).
Ces enfants sont victimes de sévices corporels, souffrent de maladies telles que la gale, le paludisme, le choléra. Leur accès à l’eau est difficile, ils ne se lavent que tous les 15 jours environ, voire une fois par mois. Avec la tambouille repoussante (mélange de nourritures pourries) qu’ils reçoivent, leur santé est très précaire.
Etant donné qu’il n’y a pas de politique concrète par rapport à ce phénomène, les sénégalais et des associations comme Action Sénégal participent à l’aide envers ces enfants en situation difficile. Il est certain qu’il faudrait agir à la source mais comment rester insensible face à un enfant battu, un enfant mourant, un enfant perdu, un enfant agonisant ?
Le premier objectif de l’ASBL était d’agir dans l’urgence en construisant un centre ouvert pour les enfants talibés et les enfants en situation difficile des bidonvilles de St Louis. Ce centre permet d’accueillir ces enfants qui ont besoin de soins médicaux. Ils s’y rendent également pour recevoir des cours d’alphabétisation, pour se laver, pour lessiver leur vêtement, pour recevoir un goûter le vendredi, et pour jouer aussi… mais la recherche d’affection et de réconfort par ces enfants est bouleversante. L’échange des regards est terriblement poignant.
Ce projet a pu être réalisé en une année seulement avec l’aide des 24H. La somme récoltée lors de ce week-end s’élève à plus de 14 000 euros, soit 40 % du budget nécessaire à la construction du bâtiment (coût du projet : environ 35 000 euros). Aujourd’hui, la construction du centre touche à sa fin. Ce projet totalement réussi sert de tremplin à un travail de fond gigantesque avec les travailleurs bénévoles de l’AED (Action Enfance Développement) qui consiste à lutter contre cette pratique assez récente de recruter des jeunes enfants talibés dans la brousse, au Sénégal et dans les pays voisins, dans le simple but de s’enrichir et de faire de ces enfants les esclaves des temps modernes. Ce sera une lourde tâche mais Action Sénégal reste plus motivé que jamais !
C’est le deuxième objectif de l’ASBL depuis octobre 2008 : Agir à la source grâce à des outils de communication transportables (photos, Kamishibaï - théâtre japonais) en sensibilisant les familles dans la brousse afin de ne plus envoyer leurs enfants à des centaines, voire à des milliers de kilomètres chez des marabouts qui n’en sont pas ! (les enfants peuvent très bien apprendre la religion musulmane au sein de leur village après l’école).
Les jeunes d’Action Sénégal et les travailleurs sociaux de l’AED travailleront au niveau des 5 pôles principaux du Sénégal d’où proviennent les talibés. Ils choisiront 10 villages par pôle pour organiser les causeries et ensuite le relais sera assuré par les matrones de ces villages afin de tisser une « toile d’araignée » de sensibilisation. En attendant que le gouvernement se décide à construire des écoles en suffisance pour que tous les enfants soient alphabétisés, c’est la seule solution !
Quoi de plus beau que de venir en aide à plus de 10 000 enfants à Sor-PIkine de St Louis et de sauver des dizaines de milliers d’enfants de la brousse de la maltraitance !
Infos complémentaires : Site Internet : www.actionsenegal.be